Matexi

Un échevin ravi de notre collaboration

7 décembre 2022

À deux pas du centre-ville de Geel, en province d'Anvers, le nouveau quartier résidentiel Laar, un projet de Matexi en collaboration avec l'entrepreneur Houben et TRiAS architecten, prend de plus en plus forme. Grâce à un réseau de chaleur collectif, ce quartier durable est totalement paré pour l'avenir. Au moment où le projet a atteint son point culminant, nous avons discuté avec Bart Julliams de cette collaboration constructive.

Bart Julliams est l'échevin en charge de l'aménagement du territoire et du développement urbain de la ville de Geel depuis 2013. Dès le lancement du projet Geel-Laar en 2017, il a été en contact avec Tim Peeters, interlocuteur principal de la ville en tant que Development Manager chez Matexi. Après plusieurs années de collaboration, la relation entre les deux hommes est excellente. Lors de la plantation de l'arbre de mai en novembre, ils ne se sont pas fait prier pour parler des nombreux atouts du projet.

Tim, peux-tu nous dire quelques mots à propos du projet Geel-Laar ?

Tim : « Geel-Laar est un nouveau quartier résidentiel durable caractérisé par des rues à circulation restreinte et de grands espaces verts publics. Au total, nous y développons 116 unités, composées environ à parts égales d'appartements et de maisons, il y a donc un vaste éventail de solutions pour les personnes de 7 à 77 ans ! Elles habiteront juste à côté du centre de Geel, à deux pas des écoles, des associations de jeunesse et de sport, des établissements de soins et des commerces. »

Bart : « Cela fait de ce projet un modèle de la politique d'aménagement que la ville de Geel a été la première à appliquer en Flandre en 2019. Dans ce plan, nous avons notamment défini notre vision des futurs quartiers dans notre ville avec les citoyens et des experts. Le fil rouge est la durabilité et le climat, la mobilité alternative saine, mais aussi la densification dans un noyau urbain chaleureux viable afin de préserver les espaces vierges à d'autres endroits. Tous ces éléments sont réunis dans ce projet. La proximité est le maître mot : on peut se rendre à pied au magasin et les enfants peuvent aller à l'école à vélo. J'avoue que j'aimerais bien y vivre. J'irais même plus loin en disant que ce projet est une référence pour la création des quartiers durables de demain ! C'est un étalon pour les futurs développements à Geel. »

Préserver l'espace encore disponible au maximum ne sera possible qu'en réalisant des logements suffisamment compacts.

Le projet a provoqué pas mal de protestations des riverains au départ, notamment en raison de la densité dans le centre-ville. Ils disent que c'est un projet trop urbain. Êtes-vous d'accord avec cette critique ?

Tim :« Geel est une ville au caractère fortement rural. On n'a pas vraiment l'impression d'être dans une ville et on voit en effet encore souvent des maisons 4 façades sur de grandes parcelles un peu partout sur le territoire. Mais l'intention de la ville de Geel et du gouvernement flamand, via la transition de la construction, est de préserver au maximum l'espace encore disponible. Ce ne sera possible qu'en réalisant des logements suffisamment compacts. Ce type de projet me semble donc être la meilleure solution. »

Bart :« Je comprends totalement cette critique dans la situation actuelle. En tant qu'échevin de l'aménagement du territoire et du développement urbain, je dois cependant penser à l'avenir. Je dois prendre des décisions aujourd'hui qui me paraissent pertinentes pour dans 25 ans. Eh bien, je suis intimement convaincu que d'ici là, on considérera de tels projets comme la meilleure alternative aux maisons 4 façades en bord de rue sur une parcelle de 8 ou 9 ares. »

Tim : « Nous impliquons aussi les riverains naturellement. La participation, très tôt dans le processus, est particulièrement importante pour l'intégration et la réussite d'un projet. Pour Geel-Laar, nous avons par exemple organisé, avant le dépôt de la demande de permis, trois salons d'information avec la ville afin d'informer les riverains et de recueillir leurs idées et commentaires sur le quartier. Nous essayons d'intégrer ce feed-back au maximum dans le projet. »

Un atout important du projet est le réseau de chaleur collectif, le premier réseau de chaleur résidentiel de Campine d'ailleurs. En quoi consiste-t-il exactement ?

Tim : « La préservation de la planète nous concerne tous. Chez Matexi, nous examinons via notre propre instrument de mesure, notre matrice de durabilité, comment rendre les quartiers plus durables. Pour ce projet, nous avons choisi très tôt d'abandonner complètement le gaz naturel : nous avons recours à la géothermie, c'est-à-dire à la chaleur du sol, pour chauffer les habitations. La deuxième grande différence avec une maison traditionnelle est que chaque utilisateur individuel ne doit pas produire sa propre chaleur. Grâce à un réseau destiné au quartier, le réseau de chaleur, nous pouvons générer de la chaleur 5 fois plus efficacement et du froid 20 fois plus efficacement. Quasi neutre sur le plan climatique et donc bon pour la planète, mais aussi pour nos résidents, qui devront payer beaucoup moins pour leur consommation d'énergie ! »

Ce réseau de chaleur a-t-il été aménagé à la demande de la ville ?

Bart : « La première graine de ce projet a été plantée en 2017 et dès le départ, la durabilité a constitué une condition importante pour la ville. Nous avions cependant laissé les possibilités ouvertes pour le développeur. Tous les promoteurs ne sont pas prêts à s'embarquer dans un projet de ce type, mais Matexi accorde une place importante à la durabilité et au bout d'un certain temps, Tim a proposé un réseau de chaleur. Nous avons immédiatement été séduits. »

Tim :« Un réseau de chaleur ne se met évidemment pas en place en une nuit. Cette idée a grandi petit à petit et nous avons laissé différentes options ouvertes pendant longtemps. Il ne faut pas oublier qu'un réseau de chaleur nécessite un préfinancement important et qu'il faut penser à long terme en raison du délai d'amortissement de 15-20 ans. Ce n'est pas à la portée de tous les promoteurs. Qui plus est, un réseau de chaleur n'est intéressant et justifié que s'il peut être réalisé avec une certaine densité résidentielle. »

Bart : « Tim a raison, c'est uniquement grâce à l'échelle du quartier que nous pouvons le mettre en œuvre. Et à la collaboration, car je suis certain que nous ne pourrons atteindre les objectifs climatiques qu'en unissant nos forces. Que si les pouvoirs publics et le secteur privé travaillent main dans la main. Pour les particuliers, cela devient effectivement trop coûteux de satisfaire aux exigences en matière de durabilité. Le coût pour rénover de vieilles maisons en maisons écoénergétiques est gigantesque. Nous risquons de perdre complètement la classe moyenne. Le gouvernement flamand propose d'excellentes mesures de soutien, mais ce type de techniques mises en œuvre dans un développement permet également de soulager les citoyens. Maintenant que nous avons ce projet comme modèle, nous pourrons le reproduire dans de futurs projets. »

Comment percevez-vous les contacts entre vous ?

Tim : « Nous avons une relation très saine avec la ville, caractérisée par la compréhension et le respect mutuels. Bien entendu, nous ne sommes pas toujours d'accord. Les pouvoirs publics servent l'intérêt général, définissent les lignes directrices et veillent à leur respect ; nous sommes l'initiateur, le concepteur et le réalisateur. C'est pourquoi nous nous concertons, souvent et de manière approfondie, en visant un objectif commun important... »

Bart termine sa phrase : « … améliorer le quartier. En effet, j'aime collaborer avec Matexi. Nous entretenons une collaboration agréable et constructive, en faisant preuve de respect pour les dilemmes auxquels l'autre est confronté. Chaque année, Geel accueille un grand nombre de nouveaux habitants, qui veulent tous un agréable endroit où vivre. Dans le même temps, notre ville doit réaliser les objectifs climatiques, et nous ne pouvons pas y arriver seuls. Je suis donc persuadé qu'une ville a vraiment besoin d'un bon développeur de quartiers comme Matexi. »

Je suis persuadé qu'une ville a vraiment besoin d'un bon développeur de quartiers comme Matexi.

Un grand merci également à nos partenaires du projet Geel-Laar : l'entrepreneur Houben NV et TRiAS architecten.

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