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Plus d’espace vert public, particulièrement dans les villes, est crucial afin de pouvoir trouver de la fraicheur

02 août 2022

Ce n'est pas la première fois cet été que notre pays connaît des chaleurs tropicales. L’accès à des espaces verts publics est essentiel afin de trouver un peu de fraicheur, particulièrement dans les villes où les températures augmentent plus rapidement que dans les zones rurales environnantes et où tout le monde ne dispose pas d'un jardin. Les Belges placent les espaces verdurisés au sein de leur quartier de plus en plus haut dans leur liste de priorités, selon une enquête de Matexi réalisée auprès de 1 000 Belges. Quelque 45 % des Belges sont même favorables à un jardin plus petit en échange d’espace vert public dans leur voisinage.

Se rafraîchir grâce à de la verdure en ville

En moyenne, la température de l’air dans une ville de 100.000 habitants peut être jusqu'à 4 degrés plus élevée que dans les zones rurales environnantes. Dans les grandes villes, cette différence peut même atteindre 7 degrés. Les pierres, l’asphalte et le béton des villes absorbent la chaleur, la conservent plus longtemps et renvoient également la chaleur accumulée. Il s'agit de ce que l'on appelle « l'effet d'îlot de chaleur urbain », qui est tout sauf un phénomène nouveau. Les experts insistent depuis longtemps sur le fait que les administrations des villes doivent mettre en œuvre des interventions ciblées pour rendre leurs cités plus vivables, agréables et fraîches. La température de l’air d'une ville peut ainsi être abaissée en augmentant la quantité de verdure dans le centre, tandis que la température perçue dans certaines zones de la ville peut être réduite s’il y a davantage d’ombre.

85 % des Belges satisfaits des espaces verts disponibles dans leur quartier

Afin de mieux comprendre la disponibilité, la satisfaction et l’utilisation des parcs et autres espaces verts publics en Belgique, Matexi a fait réaliser une enquête par Profacts auprès de 1.000 Belges. Cette étude révèle tout d’abord que 85 % des Belges sont satisfaits des espaces verts situés à proximité de leur quartier. Ce pourcentage est toutefois plus faible (69 %) chez les Belges qui ne disposent pas d’un jardin ou d’une terrasse et qui ressentent donc plus fortement le besoin d’un espace vert à proximité.

L’étude montre également qu’environ 70 % des Belges se rendent régulièrement dans un parc situé dans leur quartier, même s’il existe de grandes différences entre la ville et la campagne. 31,2 % des citadins indiquent ainsi qu’ils se rendent spécifiquement dans un parc urbain pour se rafraîchir, tandis que seuls 11,6 % des Belges qui habitent à la campagne font de même. À Bruxelles, 36,6 % de la population dit se rendre dans les espaces verts publics dans le but de s’y rafraîchir.

Autre constatation frappante : un grand nombre de Belges (45,6 %) seraient prêts à avoir un jardin ou une terrasse plus petits s’ils déménageaient dans un quartier doté d’espaces verts publics à proximité. Les Belges âgés de 18 à 34 ans sont légèrement plus disposés à le faire (50,4 %), bien que cela ne s’écarte pas beaucoup de la moyenne nationale. Cette volonté est proche de la moyenne de 45 % en Flandre et en Wallonie, tandis que plus de la moitié des répondants bruxellois sont d’accord avec cette affirmation.

« Les résultats de cette enquête confirment une tendance que nous observons depuis un certain temps chez nos clients. Les Belges souhaitent de plus en plus vivre au centre des villes ou des villages en raison des contacts sociaux et de la proximité des transports publics et des services. Dans les centres urbains ou au cœur des villages, le besoin de rafraîchissement est plus élevé que la moyenne, de sorte que la disponibilité d’espaces verts accessibles et partagés est devenue indispensable à ce nouveau mode de vie », explique Roel Helgers, Market Economist chez Matexi.

Davantage d’attention pour les éléments verts dans les aménagements des quartiers

Dans les nouveaux développements de quartier, Matexi s’efforce toujours d’intégrer autant d’éléments verts que possible. Ce faisant, le développeur de quartiers recourt à un certain nombre d’interventions, qui vont de la création de grands jardins communs à des parcs (de poche) nouvellement aménagés ou à des toits verts. On peut en trouver des exemples dans des projets comme le quartier Belle Vallée à Jodoigne, où Matexi a même prévu un verger qui fournit des fruits aux habitants et a également une fonction éducative. Autres exemples sont I-Dyle à Genappe, Het Laere à Roulers, Pier Kornel à Alost, Quartier Bleu à Hasselt ou Marymont à Varsovie.

En outre, Matexi ne pave que les éléments absolument essentiels à l’aménagement d’un quartier et, dans certains cas, l’entreprise procède à un reverdissement partiel pour créer de nouvelles possibilités d’espaces verts. Dans le cas de la Leopoldskazerne à Gand, par exemple, les pavés de la cour ont été remplacés par une pelouse avec des arbres, des arbustes et des plantes.

« La façon dont on conçoit une ville a un effet indéniable sur sa température. Les arbres, la verdure et la présence de l’eau contribuent non seulement à l’habitabilité d’un quartier, mais ont également un impact positif sur le bien-être et la santé des résidents », souligne Roel Helgers.

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