Le nombre de ménages belges pouvant acquérir un logement neuf continue de diminuer
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Les prix des maisons et des appartements neufs en Belgique ont augmenté en moyenne de respectivement 2,21 % et 1,21 % au cours des douze derniers mois. C’est ce qui ressort de la dernière édition du Baromètre de la Construction neuve, une initiative de la plateforme de données immobilières Immoweb et du développeur de quartiers Matexi.
Les prix des maisons neuves continuent d’augmenter légèrement, avec des différences limitées entre les régions. Depuis le troisième trimestre de l’année dernière, ils ont ainsi progressé de 2,29 % en Flandre et de 1,79 % en Wallonie.
Pour les appartements neufs, la hausse des prix sur un an est à nouveau moins marquée : elle atteint 1,57 % en Flandre et 1,38 % à Bruxelles. En Wallonie, les prix ont stagné au cours des douze derniers mois (+0,18 %).
Bien que les prix de l’immobilier neuf n’aient que légèrement augmenté au cours du dernier trimestre (0,67 % pour les maisons et 0,46 % pour les appartements), l’accessibilité financière du neuf reste un défi majeur. Ces derniers mois, les taux hypothécaires sont repartis à la hausse, réduisant la capacité d’emprunt des candidats acquéreurs à budget mensuel identique. L’évolution limitée des prix ne suffit actuellement pas à compenser l’effet négatif de la hausse des coûts de financement.
Pour les ménages qui souhaitent aujourd’hui acheter un logement neuf, l’accès au marché reste donc sous pression. Alors que les prix de vente augmentent moins rapidement, la hausse des taux entraîne une augmentation des mensualités pour de nombreux ménages. La légère hausse des prix ne se traduit donc pas automatiquement par une meilleure accessibilité financière.
Jonathan Frisch, Senior Economist chez Immoweb : « Ce trimestre, les prix de l’immobilier neuf augmentent moins rapidement que ceux du marché de l’existant (+1,1 %). Les deux marchés subissent les effets de la hausse des taux d’intérêt, mais le ralentissement de la progression des prix semble déjà plus marqué dans le neuf. Sur un marché déjà confronté à des coûts élevés et à des prix moins accessibles, l’impact de la nouvelle hausse des taux pourrait être encore plus prononcé. »
Roel Helgers, Market Economist chez Matexi : « Pour les ménages, ce qui compte en définitive, ce n’est pas seulement le prix du logement, mais surtout le montant qu’ils peuvent rembourser chaque mois. Pour beaucoup, l’immobilier neuf est aujourd’hui tout simplement devenu hors de portée. L’accessibilité financière s’est tellement dégradée ces dernières années que de moins en moins de ménages peuvent se permettre d’acheter un logement neuf. Parallèlement, les coûts élevés de construction et de l’énergie compliquent le développement de nouveaux projets rentables, ce qui met l’offre sous pression. Cette pénurie ne disparaît pas : elle se reporte sur le marché de l’existant et sur le marché locatif, où la pression sur les prix s’accentue. Améliorer l’accessibilité financière passe donc d’abord par une augmentation de l’offre. »
Le Baromètre de la construction neuve collecte de manière objective des données ouvertes provenant d’annonces immobilières en ligne, des pouvoirs publics et d’autres sources en ligne. Cela donne un échantillon substantiel et représentatif de l’ensemble du marché belge de l’immobilier neuf. La méthode académique validée indépendamment qui est utilisée permet de suivre avec davantage de précision l’évolution réelle du prix des maisons et appartements neufs, en tenant compte des changements de caractéristiques des biens dans le temps.
Le Baromètre de la construction neuve suit l’évolution actuelle du prix (hors TVA) d’une maison belge typique, à savoir une maison trois façades de 160 m2 avec trois chambres, une salle de bains et un jardin. Dans le segment des appartements, le bien de référence est un appartement de 95 m2 avec deux chambres et une salle de bains.
Le Baromètre de la construction neuve fonde ses calculs sur les prix demandés actuellement pour l’offre de biens neufs récemment disponibles et peut dès lors suivre de près la situation actuelle et répertorier immédiatement les évolutions en tant qu’indicateur précoce.