Baromètre de quartier : en sécurité chez soi, vulnérable dans la circulation
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18 juin 2026
La perception générale de son propre quartier reste solide, mais cette troisième enquête montre des évolutions du paysage social selon la saison. En comparant les résultats hivernaux aux résultats précédents, un schéma clair apparaît : l’été est le moment où les quartiers prennent littéralement vie.
L’été crée donc en quelque sorte les conditions idéales pour la cohésion sociale. Mais cette cohésion s’avère plus fragile qu’on ne le pense souvent. Le contraste entre les saisons montre clairement que le lien de voisinage n’est pas acquis : il doit être entretenu en permanence.
Les chiffres de la troisième enquête montrent que la solitude n’est pas un problème exclusif des seniors. Par ailleurs, la dynamique saisonnière touche certaines générations beaucoup plus fortement que d’autres.
La baisse du sentiment de quartier est presque entièrement attribuable à la population active (18 à 64 ans). Alors qu’elle participe facilement à la vie de quartier en été, ce lien s’essouffle largement en hiver. À l’inverse, on observe une stabilité remarquable chez les 65 ans et plus. Chez les plus de 75 ans, la cohésion de quartier reste constamment élevée, autour de 70 % à 80 %.
Globalement, 14,8 % des répondants indiquent se sentir (assez) souvent à très souvent seuls. La solitude est souvent associée directement à la vieillesse dans les politiques publiques. Nos données montrent toutefois qu’elle touche aussi les moins de 35 ans.
La taille de notre lieu de résidence a un impact structurel, mais ne nous protège pas des effets saisonniers.
Comment se protéger contre cette dynamique saisonnière ? L’infrastructure physique (comme la présence d’espaces verts ou de commerces) est secondaire et ne contribue pas directement à la cohésion sociale. En revanche, investir dans les rencontres porte ses fruits. C’est le tampon qu’il faut construire durant l’été.
Le réseau social est de loin la protection la plus efficace contre la solitude :
Nous avons recueilli près de 7 000 suggestions pour rapprocher les voisins. Il en ressort que les attentes diffèrent fortement selon les profils :
Les résultats de ce Baromètre de quartier montrent que la cohésion sociale n’est pas statique. La dynamique saisonnière révèle un angle mort : la solitude peut peser davantage sur les jeunes générations. Le défi pour les autorités locales est clair. Puisque l’environnement physique et les infrastructures ne suffisent pas à résoudre la solitude, il faut investir dès maintenant, pendant les mois d’été, dans la stimulation de nouvelles rencontres locales et dans la construction d’un réseau social solide.
Le Baromètre de quartier est une initiative du réseau de voisinage Hoplr et du développeur de quartiers Matexi. Pour cette troisième édition (T1 2026), l’échantillon exploitable comprenait 15 236 répondants uniques. Toutes les moyennes et pourcentages sont basés sur des données pondérées et représentatives.