Les Belges

et leur quartier
Les Francophones réclament essentiellement une harmonie des styles architecturaux dans leur quartier ; les Flamands veulent faire ce qui leur plaît lorsqu’il s’agit de leur habitation. Telle est la conclusion d’une enquête que Matexi a effectuée auprès de 1.500 Belges. Le développeur de quartier souhaitait ainsi savoir quelle importance le Belge attache à son quartier. Dans certains cas, il s’avère que ce dernier est même plus important que leur propre habitation.

82% des Belges à la recherche d’un logement estiment que le quartier est important, comme le démontre l’enquête de Matexi. Pour un quart des Belges, le futur quartier est même plus important que le logement. Chez les Bruxellois et les jeunes entre 25 et 34 ans, le quartier pèse encore plus lourd dans la balance : ils sont respectivement 36% et 34% à raisonner de la sorte. Il semble que le contact social qu’offre un quartier joue un rôle important : 61% des personnes interrogées déclarent que bien connaître ses voisins et bien s’entendre avec eux est le plus important dans leur lieu de résidence.

Selon le Belge, le quartier idéal abrite différentes générations. Nous attachons moins d’importance à une mixité de cultures et de classes. L’image du quartier laisse la majorité des Belges indifférents. « Habiter à Lasne ou à la Hulpe peut sembler attractif, mais cela n’a pas une grande importance pour la plupart des gens, » explique Bart Aerts, responsable Urban Planning chez Matexi. « Les commodités dans le quartier et sa propreté revêtent, elles, une réelle importance. »

Harmonie ou liberté
Fait étonnant : les Flamands, les Wallons et les Bruxellois ont des attentes très différentes en matière de styles architecturaux. Seuls 26,6% des Flamands (contre la moitié des Wallons et des Bruxellois) veulent une harmonie dans les styles architecturaux de leur quartier, avec des façades semblables sans que chaque logement soit identique. Dans le cas d’une nouvelle construction, seuls 30% (contre 64% des Francophones) sont prêts à modifier l’aspect de leur logement afin qu’il s’intègre harmonieusement avec les habitations voisines. Les Francophones souhaitent également davantage de voisins du même âge.

Croissance du bottom-up
" Nous constatons avec plaisir que 82 % des personnes attachent de l’importance au quartier lorsqu’ils recherchent un logement, » poursuit Bart Aerts. "Toutefois, tout le monde n’a pas les mêmes attentes. Les uns sont à la recherche d’un quartier socialement actif, les autres veulent être proches de leur famille et de leurs amis, … "

Il explique : "Nous sommes très surpris de constater à quel point les différences culturelles restent encore bien ancrées dans notre pays. Ce qui nous étonne moins, c’est que le Belge attache beaucoup d’importance à son quartier : nous y sommes très fréquemment confrontés dans nos activités quotidiennes. Avec cette étude, nous voulons attirer l’attention sur le fait qu’un logement va bien au-delà du seul bâtiment. "Il rajoute : "Nous mettrons les constatations de cette étude à profit dans de nouveaux projets immobiliers. Abstraction faite des attentes individuelles, nous respectons une série de principes. Nous estimons par exemple que les commodités doivent être suffisamment nombreuses dans le quartier, notamment des écoles, des magasins, des transports publics, etc. Dans chaque projet, nous voulons également un espace public suffisant qui peut être adapté à l’évolution des besoins de logement. Si nous voulons créer des quartiers durables, nous devons alors intégrer cette flexibilité."

Cinq critères
Voici les cinq critères prioritaires pour les Belges dans leur quartier:

  • Commodités dans le quartier (boulangerie, boucherie, pharmacie, école, etc)
  • Un quartier propre, soigné et entretenu
  • L’environnement rural
  • Les transports en commun
  • Quartier en sécurité

Les Belges et leur quartier
Matexi a organisé un séminaire annuel qui a eu lieu le 17 novembre dernier. Le thème de cette année était "Mon voisin : un inconnu, une connaissance ou un ami ? - Mon quartier : un lieu de rencontre, un lieu de vie ou un lieu comme un autre à la fin, après le?

"On a pu lors de ce séminaire entendre des interventions notamment du spécialiste des tendances Herman Konings, de Michelle Provoost, directrice du International New Town Institute à Almere (NL) et spécialisée dans l’histoire de l’urbanisme, du professeur en sociologie Gregor Stangherlin (Université de Liège), du professeur en urbanisme Yves Hanin (UCL), de Pieter Deschamps (Lab van Troje), de Bart Aerts et d’Anne Begon (Matexi). Le questionnaire de l’enquête établi en collaboration avec l’Université Catholique de Louvain a été soumis à un échantillon représentatif de la population belge (1.500 personnes interrogées) et repose sur les résultats de 5 groupes cibles avec le soutien du bureau d’études de marché Profacts. L’enquête nationale permet à Matexi de conserver une bonne vue d’ensemble des différences culturelles sur le terrain.

 

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